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Originaire des forêts tropicales de l'Amérique centrale, le cacaoyer
était cultivé par les Mayas et les Aztèques. Ces peuples
appréciaient cet aliment qui était consommé sous forme de
breuvage appelé " chocolatl " (eau amère). Ce breuvage était
préparé à l'aide de fèves de cacao (cacahuatl) grillées
et broyées sur des pierres brûlantes. La pâte obtenue était
chauffé puis mélangée avec de l'eau, on y ajoutait de la
vanille, du poivre, de la cannelle, de l'anis, etc... Cette boisson était
reconnue nourrissante, fortifiante et aphrodisiaque.

Les Mayas et les Aztèques utilisaient le cacao comme monnaie d'échange.
Les paiements des impôts et les achats d'esclaves notamment, d'effectuant
en fèves de cacao.
Christophe Colomb fut le premier européen à découvrir
le cacao en juillet 1502 sur la petite île de Guanaja (actuel Honduras),
mais il n'attacha aucune importance à ces "amandes".
En 1519, Hernán Cortès débarque au Mexique et entreprend
la conquête du pays. L'empereur Montezuma offrit un breuvage préparé
avec du cacao à Cortès qui apprécia et écrivit
: lorsqu'on en a bu, on peut voyager toute la journée sans fatigue
et sans avoir besoin d'autre nourriture.
En 1524, Hernán Cortès expédia à Charles Quint
une cargaison de fèves de cacao. L'empereur d'Espagne et sa cour
firent leurs délices de cette boisson à laquelle ils ajoutaient
du miel. Le monopole du cacao à cette époque fut réservé
aux espagnols. Le cacao apparut en Italie en 1594 grâce à
Francesco Carletti.
C'est de Naples, qu'un savant de NUREMBERG, du nom de Johann VOLCKAMMER
ramène en 1641 le cacao en Allemagne.
La France découvrit le cacao en 1615 avec le mariage d'Anne d'Autriche,
fille de Philippe III d'Espagne avec Louis XIII. La nouvelle reine de
France fit partager rapidement son goût pour le chocolat à
toute la cour et au clergé, on raconte que les premiers spécialistes
en chocolaterie furent les moines : le clergé avait un goût
délicat et s'entendait mieux que les militaires aux préparations
culinaires.
Le 28 mai 1659, Louis XIV accordait par lettre patente pour 29 ans, à
David Chaillou, un officier de la reine, toulousain "le privilège
exclusif de faire, vendre et débiter une certaine composition se
nommant chocolat ". David Chaillou tenait boutique rue de l'arbre sec
à Paris. A cette époque, le chocolat était surtout
connu et apprécié à la cour, chez les religieux et
les médecins.
En 1957, il fit son entrée en Angleterre et dès 1660 les
Anglais cultivèrent le cacaoyer dans leur colonie de la Jamaïque.
Dans le même temps, les Hollandais en bons navigateurs se rendent
vite compte de l'intérêt des fèves de cacao et en
assurent le transport d'Amérique en Europe.
Le monopole de David Chaillou prit fin en 1693. Le chocolat fut alors
fabriqué par un certain nombre d'apothicaires et marchands d'épices.
La technique de préparation était primitive et restait proche
de celle des mexicains. L'ouvrier travaillait à genoux et broyait
le chocolat à la main avec un cylindre sur une pierre inclinée
chauffée. En 1732, Dubuisson apportait un premier perfectionnement
en inventant une table chauffée horizontale devant laquelle l'ouvrier
travaillait debout.
La fabrication s'améliore grâce à un dénommé
Doret qui invente une machine hydraulique pour broyer le cacao et le réduire
en pâte.

l'histoire du chocolat
la naissance de l'industrie chocolatière
l'origine du mot cacao et chocolat
Conte sur le chocolat "Charles Quint et le Chocolat"
la
fabrication du chocolat
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