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LE TRAITEMENT DES FÈVES DE CACAO
LE NETTOYAGE
Le traitement industriel du cacao commence par l'opération de nettoyage,
afin de débarrasser les fèves de tout corps étranger. On
élimine ainsi par criblage et aspiration les impuretés telles
que ficelles, cailloux, bois, métal, débris de cabosses, fèves
agglomérées ou brisées, poussière et sable.
LE PRESECHAGE
Les fèves de cacao nettoyées sont déversées sur
un tapis vibrant chauffé par des rampes à infra rouge, pour obtenir
ce que l'on appelle le " pop effect " : L'humidité des fèves (6
à 8%) étant réduite de 4 à 6 % sous l'effet de la
chaleur, les coques deviennent plus friables et la séparation coque grain
se fera plus facilement lors du concassage.
LE CONCASSAGE TAMISAGE
Cette opération consiste à séparer la coque du grain. Les
fèves de cacao préséchées sont dirigées vers
le concasseur, sorte de moulin mécanique, et sont concassées en
particules grossières. Celle-ci sont alors déversées sur
une cascade de tamis (appelés tarares), dont l'ouverture de maille va
décroissant. Sur chaque tamis, le tégument, le germe et la coque
sont aspirés par appel d'air et recueillis à part. compactés
et granulés, ils seront utilisés comme engrais ou dans l'alimentation
du bétail. A la fin de cette opération, il ne reste donc que le
grain de cacao, qui est ensuite dirigé vers la torréfaction.
LA TORRÉFACTION
La torréfaction est une opération capitale. Elle à plusieurs
rôles : abaisser le taux d'humidité à 1,5/2%, provoquer
l'évaporation des acides volatils, faciliter la séparation de
l'amande et des coques et surtout développer l'arôme du chocolat.
Comme le café, le cacao ne développe vraiment sa couleur et son
arôme qu'une fois torréfié. La torréfaction est une
opération très précise dont l'intensité et la durée
doivent être soigneusement réglées suivant les particularités
des fèves. Les grains de cacao passent donc dans un torréfacteur,
cylindre rotatif muni d'une double enveloppe. L'air circulant dans ce manteau
est chauffé par un brûleur et transmet sa chaleur au produit situé
à l'intérieur du cylindre.
Les grains sont rôtis entre 102°C et 140°C. Ils perdent alors
5 à 10% de leur poids. Le degré et le temps de torréfaction
varient selon l'origine des fèves, le type de cacao ou de chocolat à
obtenir. L'ouvrier torréfacteur doit pouvoir saisir le moment où
le cacao à atteint la couleur voulue sinon le goût et la qualité
peuvent être compromis. Les grains chauds sont ensuite déversés
dans un refroidisseur (cuve hermétique ventilée par de l'air froid)
avant d'être envoyés vers le broyage.
LE BROYAGE AFFINAGE
Les grains de cacao sont ensuite engagés dans des broyeurs. Ils se transforment
alors en une pâte liquide appelée masse de cacao (ou encore pâte de cacao ou
liqueur). Un affinage est toujours nécessaire. Il s'effectue dans des broyeurs
à meules.
A la sortie, la taille des particules de cacao est de l'ordre de 20 à
30 microns. A ce stade, la pâte de cacao affinée prendra des voies
différentes selon que l'on veut livrer de la masse de cacao en l'état
pour la fabrication de chocolat, ou la presser pour obtenir d'une part le beurre
de cacao (utilisé en ajout dans cette même activité) et
d'autre part les tourteaux, à partir desquels seront fabriquées
les poudres (petits déjeuners, décors...).

la récolte
l'écabossage
la fermentation
le traitement des fèves
la fabrication du cacao en poudre
les
conditions de culture
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