Les concerts au chocolat au Carré !



Le temps d'un week-end, allier musique classique et dégustation de chocolat.



LE PROJET
Proposer 4 concerts variés tant au niveau des formations que des répertoires avec un ensemble de grande qualité : L'Orchestre National des Pays de la Loire

A boire ou à croquer, se fondre dans le chocolat sous toutes ses formes grâce à un partenaire, artisan de talent : Monbana chocolatier

Notre partenaire
La passion du chocolat depuis 75 ans.
Artisan chocolatier, Louis Guattari fonde l'entreprise Monbana en 1934. Trois générations vont se succéder aux commandes d’une entreprise industrielle à taille humaine dédiée au chocolat. Au fil des décennies, Monbana acquiert un savoir faire reconnu dans l’élaboration et la distribution de chocolat en poudre de qualité.
Depuis ses débuts, Monbana élabore de nouvelles gammes aussi créative que gourmandes, comme la première gamme de chocolats en poudre aromatisés en 2003. Un lancement qui l’amènera tout naturellement à créer son concept des « Boissons Gourmandes » destiné à développer et à valoriser la consommation de boissons chocolatées dans les Cafés, Hôtels et Restaurants.
Monbana, le précurseur des produits d’accompagnement !
Parallèlement, Monbana diversifie son activité dans la création de produits d’accompagnement au chocolat. Leader dès 1978 avec les Napolitains
Monbana continue d’innover pour proposer régulièrement de nouveaux produits aux restaurateurs : Napolitains, Amandes Cacaotées, Pralinéa, Crousti-Neige, Perle de Myrtille et biscuits (Spéculoos, Mini Cookies, Galets de Quimper…).
De nombreuses douceurs à retrouver dans les épiceries fines et chez les torréfacteurs.
Monbana est aujourd’hui le chocolatier français qui offre l’une des plus larges gammes de chocolat : à boire, à déguster avec le café et à offrir.
Pour le bonheur des gourmands et des gourmets.

L'Orchestre National des Pays de la Loire
Depuis sa création, l’Orchestre National des Pays de la Loire s’est forgé une solide réputation ancrée dans sa mission locale.
Composé de 106 musiciens placés sous la direction de Isaac Karabtchevsky (avant l'arrivée de John Axelrod en septembre 2010) et d’une équipe administrative de 26 personnes, l’orchestre national des Pays de la Loire assure plus de 200 concerts symphoniques par saison sur les villes de Nantes et Angers et dans les cinq départements de la région des Pays de la Loire. En plus des œuvres symphoniques, l’orchestre participe aux saisons lyriques d’Angers-Nantes Opéra. Il joue un rôle actif pour développer le goût de la musique classique chez les plus jeunes à travers des concerts éducatifs, classes culturelles, journées « Campus en musique » et en proposant des prix attractifs. L’ONPL est le premier orchestre français à compter plus de 10 000 abonnés pour la saison 2008/2009 et enregistre 150 000 auditeurs pour l’année 2008. Depuis février 2004, l’orchestre s’est doté d’un choeur amateur composé de 76 choristes (direction : Valérie Fayet).
Une des particularités de l’orchestre national des Pays de la Loire est d'avoir son siège dans deux villes avec sa centaine de musiciens répartis par moitié à Angers et à Nantes. Il en est de même pour l’équipe administrative puisque, même si le siège social est basé à Angers, certains services sont installés à Nantes. L’orchestre fonctionne grâce aux subventions qu’il reçoit des huit collectivités qui composent le Syndicat mixte (la Région des Pays de la Loire, l’Etat, les villes de Nantes et Angers et les cinq départements de la région).

Direction artistique
Isaac Karabtchevsky

Depuis 2004, Isaac Karabtchevsky est, en France, directeur musical de l'orchestre national des Pays de la Loire et, au Brésil, directeur artistique de l'orchestre Petrobras Sinfonica de Rio de Janeiro et de l'orchestre symphonique de Porto Alegre. Né au Brésil, de parents russes, Isaac Karabtchevsky a suivi des études de direction d'orchestre et de composition en Allemagne en se perfectionnant avec Wolfgang Fortner, Pierre Boulez et Carl Ueter.
Pendant vingt-sept ans, de 1969 à 1996, il a animé la vie musicale brésilienne en dirigeant l'orchestre symphonique du Brésil à Rio de Janeiro. C'est avec cet orchestre qu'il effectua le célèbre enregistrement de l'intégrale des Bachianas Brasileiras de Villa-Lobos qui fait référence encore aujourd'hui.
En 1988, il a été invité à devenir le chef de l'orchestre Tonkunstler de Vienne avec lequel il a réalisé plusieurs tournées internationales. Pour son importante activité dans ce pays, il a reçu du gouvernement autrichien la médaille du Grand Mérite pour la Culture, reconnaissance attribuée pour la première fois a un artiste brésilien. Sa carrière internationale l'a amené à diriger des concerts et opéras dans de prestigieux
théâtres et orchestres, (Staatsoper de Vienne, Musikverein, Concertgebouw d'Amsterdam, Royal Festival Hall de Londres, Salle Pleyel à Paris, Kennedy Center de Washington, Carnegie Hall de New York, Theatro Communale de Bologne, Académie Santa Cecilia de Rome, Théâtre de Palerme, Théâtre Réal de Madrid, RAI
de Turin, Théâtre Colon de Buenos Aires, Deutsche Oper am Rhein de Dusseldorf, Orchestre Gurzenich de Cologne ou encore à l'orchestre philharmonique de Tokyo).
De 1995 à 2001, Isaac Karabtchevsky a été Directeur Musical du Théâtre La Fenice de Venise. Il y dirigea d'importantes productions comme Erwartung, le Château de Barbe Bleue, le Vaisseau Fantôme, Don Giovanni, Falstaff, Carmen, Fidelio, Billy Budd, Sadko, l'Amour des trois oranges, Capriccio, Tristan et Isolde, Simon Boccanegra et d'innombrables concerts symphoniques. De nombreux enregistrements témoignent du haut niveau des productions de La Fenice à cette époque.
En janvier 1999, Isaac Karabtchevsky a dirigé à l'Opéra House de Washington Boris Godounov avec Samuel Ramey. Le critique Tim Page, du Washington Post a considéré son interprétation comme « une des meilleures de la saison ». Sergio Segalini, directeur de la revue Opéra International écrivit que son Fidelio « est l'une des plus remarquables productions jamais réalisées de cet ouvrage ».
Depuis 2000, Isaac Karabtchevsky dirige chaque année en Italie des Master class pour de jeunes chefs d'orchestre venus du monde entier.

Jeudi 19 novembre 2009
2 concerts d'action culturelle
• 14h : Segré Centre hospitalier du Haut Anjou
• 16h : Château-Gontier CPA St Joseph

Duo alto / contrebasse
Damien SÉCHET alto, Hervé GRANJON DE LÉPINEY contrebasse
extraits des œuvres différents à chaque intervention
(concerts de 30’)
LUDWIG VAN BEETHOVEN
(1770-1827)
Sonatine (transcription)
En 1796, Beethoven parcourt l’Europe à l’occasion de tournées de concerts. Au cours de ses voyages, il compose deux Sonatines. Il s’agit d’une musique charmante dans un esprit aimable.

BELA BARTOK
(1881-1945)
Duos (extraits des 44 duos pour deux violons)
Ces duos écrits en 1931 sont destinés aux jeunes instrumentistes pour qu’ils puissent se familiariser avec la musique populaire et avec les particularités mélodiques et rythmiques. En quatre cahiers, ces duos constituent un répertoire de chansons et danses hongroises, roumaines, serbes, slovaques, ruthènes… et une pièce arabe. Ces délicieuses miniatures forment une œuvre majeure tant elles contiennent l’essence de la musique de Bartok.

MARIN MARAIS
(1656-1728)
Suite pour 2 violes
Au tournant des 17 et 18è siècles, la viole a constitué une école exceptionnelle en Angleterre et en France. A l’époque où la musique italienne tend à s’imposer, des musiciens comme Forqueray, Sainte Colombe et Marin Marais illustrent une école d’essence française. L’œuvre pour la viole de Marin Marais est contenue dans cinq
livres :
le 1er Livre (édité en 1686 en deux tomes) contient 65 pièces (formant 4 suites) pour 1 viole et basse continue et 18 pièces (en 2 suites) pour 2 violes et basse continue ; à ces pièces 10 nouvelles pour 1 viole et basse continue ont été ajoutées (1 suite). Ces suites débutent par un ou plusieurs préludes, graves ou solennels, suivis d’une ou deux fantaisies. La suite s’organise dans une succession de danses (allemandes,
courantes à la française, sarabandes, gigues…).
Le 2e Livre (1701) 144 pièces pour une viole et basse continue.
Le 3e Livre (1711) 144 pièces.
Le 4e Livre (1717) en 3 parties : 56 pièces chantantes (6 suites), 33 pièces en treize
tons différents, 21 pièces pour 3 violes et basse continue.
Le 5e Livre (1725) 118 pièces pour 1 viole et basse continue.

Samedi 21 novembre 2009
•17h30 : Château-Gontier Le Carré, Théâtre des Ursulines
Le Carnaval des Animaux
de CAMILLE SAINT-SAËNS
Texte – FRANCIS BLANCHE
Récitant – FRÉDÉRIC LODÉON

CAMILLE SAINT-SAËNS (1835-1921)
Novateur, il a soutenu Wagner, l'introdit l'exotisme dans sa musique. Grand virtuose international, sa vie est une suite de voyages qui le mène jusqu'en Chine et dans les deux Amériques. Homme bon, loyal et franc avec ses amis, il est sévère avec ses ennemis. Il a le pardon difficile et son arme favorite est l'ironie féroce et caustique: à Berlin, un soir où il se produit en soliste, il est l'objet de manifestation déplaisantes. Blessé dans son amour-propre, il quitte précipitement la ville et se réfugie dans un petit village autrichien. C'est pour oublier ce mauvais souvenir qu'il écrit Le Carneval des animaux qui porte en sous-titre : „Fantasie zoologique pour deux pianos, deux violons, alto, violoncelle, contrebasse, flûte, clarinette et xylophone“. Cette œuvre
consiste surtout en parodies d'autres compositeures et de divers acteurs de la vie musicale.
1 – Introduction et marche royale du lion : marche majesteuse et ampoulée. Le piano s'efforce d'imiter le rugissement du roi des animaux.
2 – Poules et coqs : pianos, clarinette, violons et atto figurent le caquètement de la bassecour. Imitation burlesque de Rameau.
3 – Hermiones : ces mulet du Tibet, qualifés de rapides, sont évoqués par les traits aux pianos.
4 – Tortues : l'auteur emprunte à Jacques Offenbach le thème du Quadrille d'Orphée aux Enfers... dans une exécution bien différente.
5 – L'éléphant : un menuet est confié à la contrbasse. Quel contraste entre un seigneur de la cour de Louis XIV et notre énorme éléphant. L'animal s'enhardit et danse sur l'air du ballet des Sylphes, esprits de l'air gracieux et délicats, de la Damnation de Faust de Berlioz.
6 – Kangourous : il s'agit maintenant d'animaux souples et agiles. Le piano refait les bons du kangourou, ses arrêts, sa fuite éperdue.
7 – Aquarium : sonorités aquatiques, mouvement des poissons, leur balancelement régulier, la montée des bulles à la surface de l'eau éclairée d'un rayon de soleil.
8 – Personnages à longues oreilles : un âne brait. Les violons imitent son cri.
9 – Le coucou au fond des bois : dans le calme majestueux de la forêt (pianos), le coucou jette son cri (clarinette).
10 – Volière : agitation des oiseaux et leurs chants.
11 – Pianistes : parmi la faune qui crie, sautille et volète, se trouve aussi espèce des pianistes et plus précisément celle des débutants qui jouent leur exercices sans nuance, sans goût.
12 – Fossiles : plus que le sens littéral, Saint-Saëns a mis dans ce titre l'idée des choses démodées. Le xylophone joue le thème de la Danse Macabre. Le compositeur se cite lui-même, reléguant au cimetière des vieux airs.

FRÉDÉRIC LODÉON
Au Conservatoire de Paris, Frédéric Lodéon obtient les Premiers Prix, à l'unanimité, de Violoncelle et de Musique de chambre. Seul Français à ce jour, il a gagné le Premier Concours International Rostropovitch.
Grand Prix du Disque de l'Académie Charles Cros et Grand Prix de l'Académie du Disque Français en tant que violoncelliste, il se consacre depuis 1990 à la direction d'orchestre avec grand succès. Son premier disque en tant que chef, à la tête de l'Orchestre National Bordeaux Aquitaine, est consacré aux Suites de Carmen et à la Symphonie en ut de Georges Bizet (2007).
Frédéric Lodéon a participé à un nombre impressionnant d'émission de radio et de télévision : pas moins de 15 Grands échiquiers. En 1990, Jacques Chancel lui confie une série d'émissions mensuelles „Musique, Maestro !“ (FR3, dimanche, 20h30).
Sur France Inter, depuis 1992, Frédéric Lodéon est producteur et animateur de l'émission „Carrefour de Lodéon“, pour laquelle il a reçu les Lauriers du Club de l'Audiovisuel du Sénat et le Grand Prix du meilleur animateur radio de l'année „Anima 4“, décerné par la Communauté des Radios Publiques de Langue Française. Citons aussi, sur France Inter, lies „Grands concerts de Radio France“, le dimanche à 21h.
Sur France Musique, il produit de 2000 à 2006, „Le Pavé dans la mare“ et depuis septembre 2006, „Plaisirs d'amour“, le samedi à 15h.
Frédéric Lodéon est Chevalier de la Légion d'Honneur, Officier des Arts et des Lettres, et a reçu le Prix Richelieu pour son respect de la langue française (2007).

• 20h30 : Château-Gontier Le Carré, Théâtre des Ursulines
Récital de piano
Roger Muraro
FRANZ LISZT
(1811-1886)
Au bord d'une source - La Chapelle de Guillaume Tell
(2 extraits de la "Première Année de Pèlerinage : Suisse")
”Ayant parcouru en ces temps bien des pays, bien des sites divers, bien des lieux consacrés par l’histoire et la poésie : ayant senti que les aspects variés de la nature et les scènes qui s’y rattachent, ne passaient pas devant mes yeux comme de vrais images, mais qu’elles remuaient dans mon âme des émotions profondes… j’ai essayé de rendre en musique quelques-unes de mes sensations les plus fortes, de mes plus vives perceptions”. C’est ce qu’a écrit le compositeur dans la préface du 1er volume des Années de Pèlerinage. L’ensemble est composé de 26 pièces réparties en trois cahiers (1 - 1ère Année de Pèlerinage : Suisse • 2 - 2è Année de Pèlerinage : Italie • 3 - 3è Année de Pèlerinage). La composition s’étend à partir de 1836 sur une quarantaine d’années.
Au bord d’une source (n°4 du volume 1) : Allegretto grazioso
En exergue une brève citation de Schiller : «Dans une murmurante fraîcheur commencent les jeux de la jeune nature». Ce numéro est une exquise rêverie.
La Chapelle de Guillaume Tell (n°1 du volume 1) : Lento - Più lento – Allegro vivace
En exergue ce vers de Schiller : «Un pour tous, tous pour un». Il s’agit ici d’un
portrait du héros suisse. Le chant hymnique atteint à sa réponse une exceptionnelle ampleur. Les appels à la révolte se transforment en un chant glorieux.
HECTOR BERLIOZ / FRANZ LISZT
(1803-1869) (1811-1886)
Symphonie fantastique opus 14
1 Rêveries et passions
2 Un bal
3 Scène aux champs
4 Marche au supplice
5 Songe d’une nuit de sabbat
Les arrangements pianistiques de Franz Liszt occupent une place importante dans son œuvre : environ 350 numéros. On y distingue plusieurs catégories : Les paraphrases d’opéras (Rigoletto de Verdi…), des arrangements plus ou moins littéraux par rapport à la partition originelle (Schubert, Schumann, Mendelssohn), des fantaisies d’œuvres diverses, les transcriptions littérales comme les neuf symphonies de Beethoven, l’ouverture de Tannhaüser de Wagner ou encore la Symphonie fantastique de Berlioz.
Berlioz : Symphonie fantastique
Compositeur autobiographique, Berlioz n’hésite pas à se mettre en scène. C’est dans la fantastique le cas le plus flagrant. Ce chef d’œuvre est lié aux tourments endurés depuis son coup de foudre pour Harriet Smithson, actrice britannique admirée dans Shakespeare. David Cairns affirme : «Toute sa vie imaginaire était
entreposée dans la symphonie ; elle était l’expression du monde intérieur, le monde fantastique dont il parlait à son père […] et qui avait été sa demeure spirituelle depuis son enfance […] La biographie était absorbée dans l’Art». C’est donc un sujet hors norme. En dépit du triomphe remporté le soir du 5 décembre 1830, la double audace déconcerte : rejet des formes et de l’abstraction. La structure est subordonnée à l’idée créatrice. Son imagination conduit le compositeur à créer un personnage fictif lui permettant d’expectorer son mal. Souffrant de son amour sans espoir, il décrit, dans un texte distribué aux auditeurs, un désespéré rêvant de sa bien-aimée.
1 - Rêveries et passions : ”L’auteur voit pour la première fois une femme qui réunit tous les charmes de l’Etre idéal”.
2 - Un bal : L’artiste est placé dans les circonstances de la vie les plus diverses ; au milieu du tumulte d’une fête, mais partout l’image tant chérie vient se présenter à lui”
3 - Scène aux champs : ”Se trouvant un soir à la campagne, il réfléchit sur son isolement”. C’est ici que sont restitués les émois du jeune Hector communiant avec la nature dans les prés de sa région natale (Il est né à la Côte Saint-André dans l’Isère). Tout ce passage est tendre et poétique.
4 - Marche au supplice : ”Ayant acquis la certitude que son amour est méconnu, l’artiste s’empoisonne avec de l’opium. La dose narcotique, trop faible pour lui donner la mort, le plonge dans un sommeil accompagné des plus horribles visions.”
5 - Songe d’une nuit de sabbat : ”Il se voit au Sabbat, au milieu d’une troupe affreuse d’ombres, de sorciers et de sorcières, réunis pour ses funérailles. Bruits étranges, gémissements, éclats de rire, cris lointains… La mélodie aimée reparaît encore mais elle a perdu son caractère de noblesse et de timidité. Ce n’est plus qu’un air de danse ignoble, trivial et grotesque… elle se mêle à l’orgie diabolique… Glas funèbre… parodie burlesque du Dies iræ… Ronde du Sabbat”.
Seul un génie du Romantisme pouvait exorciser ses démons par ce manifeste, aussi fort que ceux de Hugo ou Delacroix. Berlioz ne fait qu’entamer ses aventures. Il créera Lélio ou le retour à la vie comme complément de sa symphonie et les réunira sous le titre Épisodes de la vie d’un artiste.



Roger MURARO
Grand Prix des Concours Internationaux TCHAIKOVSKY (Moscou) et FRANZ LISZT (Parme, Italie), Roger MURARO est considéré aujourd’hui comme l’un des plus grands interprètes de l’oeuvre d’Olivier MESSIAEN.
En 1988, lorsque le pianiste donne à Paris les « Vingt Regards sur l’Enfant-Jésus », le compositeur le félicite en ces termes : « Merci à Roger MURARO pour son intégrale absolument sublime de cette oeuvre si difficile ! Avec toute mon admiration pour sa technique éblouissante, sa maîtrise, ses qualités sonores, son émotion, et
j’oserai dire sa Foi !… ».
Ce sont ces qualités décrites par Olivier MESSIAEN qui permettent à Roger MURARO d’aborder avec une émouvante sincérité les auteurs dont l’oeuvre réserve une grande part à l’imaginaire, au monde de l’enfance, de l’onirisme… SCHUMANN, MOZART … et RAVEL dont l’intégrale pour piano solo et piano et orchestre suscite le grand intérêt de nombreuses sociétés de concerts françaises mais aussi internationales (Hongrie, épubliques Baltes, Grèce, Allemagne, Croatie, Russie, Amérique du Sud, Amérique Centrale…). Outre ces projets, Roger MURARO conserve son attachement à la Musique Russe. Son enregistrement du 1er Concerto de TCHAIKOVSKY, qu’il a d’ailleurs joué à Moscou où l’accueil du public et de la critique fut enthousiaste, est couplé avec les Tableaux d'une Exposition de MOUSSORGSKY.
La virtuosité qui émane du jeu de Roger MURARO sur scène est totalement liée à la générosité de son discours musical.
Ce musicien français collabore avec de grands chefs tels que Zubin MEHTA, Pinchas STEINBERG, Marek JANOWSKI, Valery GERGIEV, Yuri AHRONOVITCH, Myung-Whun CHUNG, Kent NAGANO, David ROBERTSON, Pascal ROPHÉ, Sylvain CAMRELING… et avec de prestigieux orchestres : Philharmoniques de
Berlin et de Vienne, Gewandhaus de Leipzig, Orchestre National de France, Orchestre de la Résidence de La Haye, Philharmonique de Radio-France, R.S.O. de Berlin, Orchestre de la RAI, Orchestre d’Etat de l’ex-URSS, Philharmonique de Perth, London Philharmonic Orchestra, Münchner Philharmoniker, San Francisco Symphony Orchestra, Orchestre de Paris, RSO Wien…
Ses concerts dans le monde entier sont salués par la critique, écoutant en lui un artiste pur, un coloriste émouvant d’une virtuosité impressionnante.
Février 2001 : Roger MURARO reçoit la « Victoire de la Musique » dans la catégorie « Soliste instrumental ».
Durant la saison 2002-2003, Roger MURARO a fait ses débuts au Carnegie Hall de New York avec l’Orchestre Philharmonique de Radio-France dirigé par Myung-Whun CHUNG, ainsi que ses débuts avec l’Orchestre de Paris sous la direction de Yutaka SADO. Il est également le soliste de l’Orchestre Philharmonique de Liège, du Het Brabant Orkest, de l’Orchestre de la Beethovenhalle…
Après plusieurs villes de France et différentes capitales européennes, Roger MURARO a donné à Paris l'intégrale de l'oeuvre pour piano seul de RAVEL, le 1er décembre 2003 au Théatre des Champs-Elysées.
En 2003-2004, en plus des récitals qu'il donne dans de nombreuses villes françaises, Roger MURARO se rend aux Pays-Bas, en Irlande, en Syrie, en Allemagne, en Croatie, au Portugal, au Vénézuela, en Lituanie, en Moldavie, en Pologne…. Dans le cadre de "Lille 2004", il est le soliste de l'Orchestre National de Lille en jouant le Concerto en sol de Ravel et donne aussi un récital : intégrale des "Vingt Regards sur l'Enfant-Jésus" de MESSIAEN. Avec l'Orchestre National de Lyon dirigé par Sylvain CAMBRELING, il a donné deux concerts à Lyon puis un concert à Cologne, dans le cadre de la Ruhrtriennale.
Pendant la saison 2004-2005, Roger MURARO fait ses débuts au Japon avec, au cours de cette tournée, deux concerts RAVEL à Tokyo (dont un récital : intégrale de l'oeuvre pour piano seul).
Comme d'habitude, il donne de nombreux concerts en France au cours de cette saison. Il se produit aussi à Dublin (Concerto de GRIEG) Beyrouth, Alep, Damas. Il est a à nouveau le soliste de l'Orchestre National de Lille pour quatre concerts au cours desquels il joue le Concerto en sol de RAVEL ainsi qu'une partie "récital"
consacrée à ce même compositeur.
Avec l'Orchestre National d'Ile de France, il joue plusieurs fois le Concerto n°2 de RACHMANINOFF.
En mars 2005, Roger MURARO a été le soliste du BBC Symphony Orchestra placé sous la direction de Sylvain CAMBRELING, au Barbican Hall à Londres (MESSIAEN : "Réveil des Oiseaux").
Durant cette même saison, Roger MURARO se produit avec orchestre en Allemagne, Espagne, Brésil, Portugal… Grand spécialiste de l'oeuvre d'Olivier MESSIAEN, il donne l'intégrale des "Vingt Regards sur l'Enfant-Jésus" à Leipzig, Valence (Espagne), ainsi qu'au Théâtre des Champs-Elysées à Paris (26 mai 2005),
et dans le cadre du Festival de La Roque d’Anthéron. Il a joué aussi l’intégrale du « Catalogue d’Oiseaux » (en une seule soirée) à Metz (Centre Acanthes) et au Portugal (Festival de Povoa de Varzim).
Il est aussi engagé par le Festival de Salzbourg 2005 pour jouer la Turangalîla- Symphonie.
En 2005-2006, Roger MURARO se produit en France en récitals et avec orchestre (l’Orchestre de Paris l’a invité à nouveau pour deux concerts), en Belgique, en Italie (Rimini : intégrale du « Catalogue d’Oiseaux »), à Zagreb, Vilnius, Amsterdam, au Portugal, au Brésil, en Argentine…
Dans le courant de la saison 2006-2007, Roger MURARO est invité à Cardiff par le BBC National Orchestra of Wales, à Monaco par l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo ; il ira deux fois au Japon : en décembre 2006 pour une série de concerts (deux programmes différents) avec le Yomiuri Nippon Symphony Orchestra,
et en février 2007 pour des récitals ; à Porto, il donne l’intégrale de Vingt Regards sur l’Enfant-Jésus.
En France, en plus de récitals qu’il a donnés tout au long de la saison, dont un au Théâtre des Champs-Elysées le 14 février 2007, il a été le soliste d’une série de concerts de l’Orchestre National des Pays de la Loire. L’Orchestre Philharmonique de Radio-France l’a aussi engagé pour un concert à la Salle Pleyel. Il a aussi été le soliste de l’Orchestre National du Capitole de Toulouse.
Il s’est fait entendre aussi avec orchestre à Riga, Leipzig, Vienne… Avec le SWR Sinfonie Orchester, il a commencé, en avril 2007, une collaboration qui le conduira à donner, sur deux saisons, pratiquement toute l’oeuvre pour piano et orchestre d’Olivier MESSIAEN, ces oeuvres étant non seulement présentées au cours de concerts mais aussi enregistrées sur Cds.
Roger MURARO a participé aux activités du Centre Acanthes en juillet 2007. Ce même mois, il a été à nouveau le soliste du BBC National Orchestra of Wales, mais cette fois-ci dans le cadre des Proms’ à Londres.
En 2007-2008, Roger MURARO est annoncé avec orchestre à Taipei (Taiwan),
Sydney (en récital et avec orchestre), avec l’Orchestre du CNSMP il jouera à Paris Salle Pleyel et ensuite en tournée en Espagne ; avec le SWR Sinfonie Orchester, il jouera la Turangalîla-Symphonie de MESSIAEN à Udine, Cremone, Lisbonne, Dijon, Paris, Freiburg, Wiesbaden, Aix-en-Provence…
Il est engagé à Berlin par l’Orchestre du Staatsoper-Berlin dirigé par Zubin MEHTA. A Dublin, il sera le soliste du RTE National Symphony Orchestra. Il donnera trois concerts avec le Gürzenich-Orchester Köln ; l’Orchestre National du Capitole de Toulouse l’a invité une nouvelle fois cette saison. Quant à l’Orchestre
Philharmonique de Radio-France, il l’a invité pour deux concerts à la Salle Pleyel. Il jouera avec l’Orchestre Philharmonique du Luxembourg dans le cadre du Festival d’Echternach. Il jouera l’intégrale des Vingt Regards sur l’Enfant-Jésus d’Olivier MESSIAEN à Milan, à Vevey…

Dimanche 22 novembre 2009
• 11h : Château-Gontier Couvent des Ursulines, Salle Gothique
Concert de musique de chambre (solistes de l’orchestre)
Patrick SIMON flûte, Nicolas COCK hautbois, Jean-Daniel BUGAJ clarinette,
Ignacio ETCHEPARE basson, Pierre-Yves BENS cor, Isabelle VIEILLE piano
WOLFGANG AMADEUS MOZART
(1756-1791)
Quintette en mi bémol majeur pour piano, hautbois, clarinette, cor et basson
K.452
1 - Largo, allegro moderato • 2 – Larghetto • 3 - Rondo allegretto
Le Quintette pour piano et vents K.452 est une oeuvre heureuse. Elle a été composée en mars 1784. Toutes les pages écrites à ce moment - ainsi les Concertos pour piano et orchestre n°14 et 15 - chantent le bonheur. Mozart ne subissait à ce moment-là aucune pression. Il est même remarquable de docilité avec laquelle il se soumet aux pratiques sociales de son temps. L’ouvrage fait preuve d’une science maîtrisée dans l’usage des timbres du piano et des vents et dans l’équilibre des instruments entre eux. Le Quintette procède du même état harmonieux que le compositeur, entre lui-même et son public, entre ses ambitions créatrices et ses moyens techniques…
Dans une lettre à son père, en date du 10 avril 1784, il dit que l’ouvrage a été magnifiquement joué et qu’il a été applaudi avec enthousiasme ; il ajoute : ”Moi-même, je le tiens pour ce que j’ai fait de mieux dans ma vie”.
Œuvre de pleine maturité, le Quintette renferme de pures mélodies, de subtiles harmonies.
Un Largo introductif d’une majestueuse expressivité, avec une multiplicité d’idées mélodiques, introduit un Allegro moderato doté de la même abondance. Le Larghetto (Andante) central est un joyau d’expression tendre et intime. (dialogue amoureux du cor et du violon) ; la fin du mouvement reproduit le premier air de Belmonte de l’Enlèvement au Sérail. Le Rondo final est étincelant d’esprit.
FRANCIS POULENC
(1899-1963)
Sextuor pour piano, flûte, hautbois, clarinette, basson, cor
1 Allegro vivace • 2 Lent • 3 Rondo prestissimo
L’influence de Satie et son goût pour l’indépendance esthétique rapprochent Poulenc du groupe de jeunes musiciens qu’on allait bientôt appeler le Groupe des Six : Poulenc, Honegger, Milhaud, Auric, Durey et Germaine Tailleferre. Ils sont réunis non par un programme mais par l’amitié et quelques goûts communs. Ils aiment le cirque, le music-hall, le jazz, la mélodie populaire, l’ironie, la vraie sensibilité ; ils redoutent le lyrisme, la boursouflure, l’art savant, le wagnérisme, l’impressionnisme.
Poulenc a choisi la tendre ironie, l’union subtile de l’humour et de la gravité, la qualité irréprochable de la matière sonore. Le Sextuor a été écrit en 1932. Considérant la première version comme imparfaite, Poulenc l’a réécrite. Deux mouvements vifs, Allegro vivace et Finale, encadrent un mouvement lent, un divertissement très “Poulenc” avec son mélange caractéristique de mélancolie tendre et poétique et d’impertinence faussement désinvolte. L’Allegro vivace, pétillant, acide et moqueur, n’est pas sans rappeler Le Bal masqué. Le Finale, prestissimo, est un rondo qui se termine par une coda où réapparaissent les thèmes du premier mouvement. Cette oeuvre divertissante et désinvolte est d’une grande variété. Le Sextuor est écrit à
merveille pour les instruments à vent qu’il utilise. Chacun tient sa partie, avec la plus aérienne justesse, dans le registre qui lui est le plus favorable, celui où la voix est la plus aisée, la plus exacte et la plus expressive. C’est une réussite d’une qualité rare.
•17h : Château-Gontier Couvent des Ursulines
Concert symphonique
Voyage en Italie
Direction – Isaac Karabtchevsky
Piano – Roger Muraro
NICCOLO PAGANINI
(1782-1842)
Mouvement perpétuel [4’]
De 1832 à 1834, Paganini parcourt l'Europe suscitant l'enthousiasme. Auparavant, il avait rempli la charge de directeur de la musique de la princesse Bacciochi, sœur de Napoléon. Il avait particulièrement étudié les composition de Locatelli, violoniste dont la technique dépassait les formules traditionnelles. Partout où Paganini s'est produit, il a catalysé, exalté, exaspéré le romantisme de chaque pays. Les conséquences en
sont multiples. Envisageons seulement le choc produit sur les compositeurs, les exemples sont nombreux : Brahms dans ses Variations sur un thème de Paganini, le Tzigane de Ravel, Rachmaninov et sa Rhapsodie sur un thème de Paganini... Paganini incarne le mythe même de la virtuosité, force solitaire et étincelante.
Paganini a encore le don de nous fasciner.
SERGE RACHMANINOV
(1873-1943)
Rhapsodie sur un thème de Paganini opus 43 [24’]
Rachmaninov; lui, laisse le souvenir d'un homme fermé, acharné au travail, sévère
jusqu'à la sécheresse alors que sa musique est gonflée d'un lyrisme débordant.
„Masque de cire, coeur vibrant“ ainsi le définit Michel Hofmann. En ce qu'il a laissé,
Rachmaninov peut être considéré comme un mal aimé puisque mal connu. Russe authentique, il n'a pas oublié, tout au long de sa vie houleuse, „les images des espaces illimités de son pays natal, les étendues majestueuses des paysages russes, le murmure des voix et le silence des bois et des chants“ (Assaifev).
Véritable concerto pour piano, la Rhapsodie sur un thème de Paganini a été composée en Suisse en 1934. La création s'est déroulée à Baltimore : le compositeur était au piano sous la direction de Leopold Stokowski. La Rhapsodie est en fait le 5è Concerto pour piano et orchestre de Rachmaninov. Le thème est celui du 24è et dernier Caprice de Paganini. Le thème est suivi de 24 variations groupées en 3 séries suivant le tempo : vif (n 1 à 10), lent (11 à 18), vif (19 à 24). Ainsi se trouvent composés les 3 mouvements du concerto. L'idée originale de Rachmaninov est d'avoir utilisé comme deuxième thème le médiéval Dies Irae qui paraît déjà dans
L'île des morts (1909). La Rhapsodie sur un thème de Paganini est d'une force, d'une densité et d'une originalité rarement atteintes.
GIOACCHINO ROSSINI
(1792-1868)
Ouverture du Barbier de Séville en mi majeur [7’]
Ouverture de Guillaume Tell en mi mineur [11’]
En 1823, Stendhal écrivait: „Depuis la mort de Napoléon, il s'est trouvé un autre homme dont on parle tous les jours à Moscou comme à Naples, à Londre comme à Vienne, à Paris comme à Calcutta. La gloire de cet homme ne connaît d'autres bornes que celles de la civilisation: c'est Rossini.“ Le compositeur avait alors à son catalogue une trentaine de partitions dont certaines (Le Turc en Italie, La pie voleuse et surtout Le Barbier de Séville) avaient solidement établi sa réputation à coups de triomphes. Une prodigieuse facilité l'avait aidé dans ce sens depuis son enfance. Il était également doté d'une impertubable bonne humeur qui a animé toute sa musique. La rapidité avec laquelle il dut écrire Le Barbier de Séville (1816), l'obligea
à un certain nombre d'emprunts à ses partitions antérieures. L'ouverture avait été primitivement conçue pour un opéra historique Aurélien à Palmyre, reprise dans Elizabeth Reine d'Angleterre. Comme elle avait eu du succès, le joyeux musicien n'hésita pas à la placer en tête du Barbier de Séville, ce qui amena Stendhal à faire remarquer que la même musique, capable d'évoquer les folies de Figaro avait exprimé tout aussi bien les combats de l'Amour et l'orgueil d'Elizabeth.
Composé sur la version française du célèbre drame de Schiller, Guillaume Tell, Le dernier opéra de Rossini, fut crée à Paris en 1829. On y trouve quelques-unes des plus belles pages de Rossini, inspirées par le caractère noble et fier de l'action. L'ouverture est un chef-d'oeuvre de conception et d'orchestration; elle comprend quatre parties bien distinctes: une introduction lente dont le violoncelle solo énonce le thème; un épisode avant-coureur du quatrième acte; un autre, pastoral, introduisant le Ranz des vaches (cor anglais et flûte) et une brillante conclusion galopante.
GIUSEPPE VERDI
(1813-1901)
Ouvertures : Les Vêpres siciliennes [8’]
La Forza del destino [7’]
Marche triomphale d’Aïda [5’10’]
Verdi est né le 10 octobre 1813. Dès ses débuts, il acquiert une renommée locale qu'il a su étendre à d'autres villes d'Italie, puis à l'étranger. La manière dont Verdi a assuré toute sa vie son propre succès tient en partie – outre son réel labeur – à la popularité qu'ont inspirée, tout d'abord, sa musique, puis sa personnalité. Homme politique de premier plan, il a contribué par certains de ses ouvrages à l'installation
de Victor-Emmanuel sur le trône d'Italie. Fier rebelle à l'occupant, il a joué un rôle important dans le Risorgiamento (Renaissance) de la nation italienne. Certains de ses ouvrages eurent et ont encore une notoriété prestigieuse: Rigoletto (1851), la Traviata (1853), Le Trouvère (1853), Les Vêpres siciliennes (1855), Don Carlos (1867), Aïda (1871), Otello (1887), Falstaff (1893)...
Ouverture des Vêpres siciliennes (1855, 1863)
A Palerme, le lundi de Pâques de l'année 1282, les cloches d'une èglise sonnent les vêpres. C'est le signal d'une insurrection menée par Jean de Procida qui profitait du mécontentement populaire contre la tyrannie de Monfort, vice-roi de Sicile, sous la royauté de la Maison d'anjou. 8000 soldats angevins furent tués. Voilà les faits historiques. Verdi a été étonné que des français lui demandent d'écrire sur un sujet les montrant débauchés et tyranniques. C'est en effet pour l'Exposition Universelle de 1855 que l'opéra Les Vêpres siciliennes a été commandé. Eugène Scribe en a réalisé le livret. La création eut lieu à Paris en 1855, la version italienne a été créée en 1863. L'ouverture est d'une belle ampleur.
Ouverture de la Force du Destin (1862)
Elu député, Verdi songe à laisser la plume définitivement. Il a fallu l'insistance de Sabourov, commanditaire impérial russe, pour le faire céder... et aussi les coûteuses réparations de sa maison de Sant'Agata. Le 10 septembre 1862, La Force du destin est créée à Saint-Pétersbourg. Il remanie l'ouvrage et cette version est créée à Milan en 1869.
Malgré son père, Leonora aime Alvaro. Les amants s'enfuient. Le père meurt en maudissant sa fille... Comme la plupart de ses contemporains, il fallait à Verdi de grands sujets pour s'exprimer dans toute sa force avec la plus absolue sincérité. Sa musique généreuse ignore le mystère. Elle chante librement.
Marche triomphale d'Aïda (1871)
En 1868, Verdi reçoit du vice-roi d'Egypte, le Khédive Ismaïl, la commande d'un spectaculaire opéra pour l'ouverture du canal de Suez et l'inauguration de l'Opéra du Caire. Le plan scénique de l'action d'Aïda est soumis à Verdi par l'égyptologue français Mariette. Aïda est le triomphe de l’opéra italien.
L'argument : Aïda, la fille du roi d'Ethiopie Amonarso, est retenue captive à la cour égyptienne auprès d'Amnéris, la fille du pharaon.
Comme cette dernière, Aïda est éprise du jeune général Radamès, chargé de la conquête de l'Ethiopie. Radamès va être poussé à trahir son pays par amour pour Aïda. Cet acte le fera comparaître en justice. Le verdict est rendu: il sera enfermé vivant dans le tombeau où Aïda le rejoindra pour y mourir.
A la fin de l'Acte II, le choeur triomphal Al Egitto... est retentissant. Il est précédé de la célébrissime Marche triomphale.


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