Le chocolat bio équitable de Kaoka raconté par Guy Debert, partie 3



Sébastien – J’imagine que ça ne s’est pas fait en un jour tout ça. Vous me disiez tout à l’heure qu’il y a Cémoi qui vous a racheté une partie de votre société. Est-ce que vous pouvez préciser un petit peu ?

Guy Deberdt – Alors on est une filiale de Cémoi depuis 1998. Alors pourquoi ? C’est que cette façon de travailler avec ces producteurs demande énormément de de moyens financièrs. C’est-à-dire qu’on préfinance les récoltes avant même que le cacao arrive ici, on a déjà envoyé beaucoup d’argent en amont qui est un risque financier. Parce que quand vous envoyez de l’argent à des organisations de producteurs c’est de l’argent qui n’est pas garanti. C’est de la trésorerie que l’entreprise a besoin de sortir pour financer ce cacao. Donc, arrivé à un moment où on développe l’entreprise, nos besoins en amont étaient tellement importants que financièrement on avait besoin de se renforcer. Donc on a décidé d’ouvrir notre capital en 1998 et nous avons choisi de nous adosser au groupe Cémoi qui est un groupe familial et qui porte les mêmes valeurs que Kaoka. Donc depuis 1998 nous sommes une filiale du groupe Cémoi et nous bénéficions de l’outil industriel de Cémoi où nous fabriquons nos produits Kaoka. Aussi, le rôle majeur de Kaoka c’est de fournir la matière première bio et finir le cacao.

Sébastien – D’accord. Ce n’est pas Cémoi qui décide mais c’est Kaoka qui décide ce qu’il veut fournir ?

Guy Deberdt – Alors, tout est fait en accord. On travaille ensemble sur les différents marchés, les besoins mais en amont Kaoka, par rapport aux besoins globaux du groupe sur la production bio met en application sur ses filières.

Sébastien – Super. Est-ce que vous auriez un dernier message pour nos auditeurs sur la marque Kaoka ou sur le chocolat en général.


Guy Deberdt – Moi je voudrais plus faire un message sur la partie environnementale ce qu’il faut savoir, moi qui vois, je l’ai un peu mise au début . Malheureusement je vois chaque année les terres qui sont de plus en plus exploitées dans certains pays qui ont une agriculture intensive et je pense qu’il faut penser à nos futures générations que ce soit les producteurs – parce qu’il faut pérenniser l’agriculture traditionnelle, c’est très important, c’est-à-dire mieux rémunérer son travail et ensuite penser à nos futures générations les nôtres, parce qu’on va leur laisser une planète entre leurs mains. Je pense qu’à un moment il faut qu’on arrête de la polluer comme on la pollue aujourd’hui, que ce soit par des pesticides, par des engrais ou par du gaspillage volontaire par exemple. Donc j’espère que les consommateurs vont être de plus en plus attentifs à une méthodologie qui aujourd’hui amène énormément de garantie. De ce là je peux l’affirmer, ça c’est clair, c’est très contrôlé. Et surtout penser à notre planète. Parce que le bio c’est bien pour sa santé mais il faut surtout le voir pour la préservation de la planète.

Sébastien – Super. Sur ce, merci Guy de Kaoka. Je vous dis à la prochaine pour une nouvelle vidéo. À bientôt. Merci.

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