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Le cacao en plein essor au Costa Rica

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Sébastien – Bonjour ici Sébastien du site internet Chococlic.com. Aujourd’hui nous sommes au Costa Rica. Je suis en présence de Gustavo, guide au Costa Rica. Il nous a fait visiter différentes choses sur le cacao, et j’aimerais qu’il vous en dise beaucoup plus que moi parce que c’est un expert au Costa Rica. Bonjour Gustavo.

Gustavo – Bonjour.

Sébastien – Dis-moi un petit peu ce qu’on peut visiter au Costa Rica sur le cacao puisque c’est vrai qu’il y a pas mal de choses à voir.

Gustavo – Quand il s’agit des plantations de cacao et notamment on va trouver la partie la plus importante sur la côte caraïbe – notamment le côté caraïbe sud – et bien sûr avec ces liens très importants qu’il y a entre le cacao et les communautés indigènes, notamment les Bribri et les Cabécar. Si vous les voyez sur une carte c’est effectivement au Caraïbe sud et la deuxième région intéressante au niveau du cacao, celle que l’on va trouver plus au nord du pays, pas loin d’une ville assez connue au Costa Rica qui s’appelle la ville d’Upala. On parle d’une région pas loin d’un territoire indigène qui s’appelle le Maleku. Donc ces deux régions-là sont les deux plus grandes régions productrices de cacao du Costa Rica.

Sébastien – C’est vrai qu’on a justement été voir les Bribri en pirogue etc., donc c’est aussi une aventure pour aller voir le Costa Rica parce que c’est quand même quelque chose qui n’est pas courant partout. Qu’est-ce que toi tu conseilles ? Qu’est-ce qu’on peut visiter au niveau des cacaos ? Est-ce qu’on peut voir des fermes, des plantations etc. ?

Gustavo – Je pense qu’il y a plusieurs façons de faire les différentes visites. Après si on veut rajouter comme tu dis, ce petit côté aventurier on peut visiter par exemple les plantations chez les Bribri. Il faut prendre la pirogue sur cette rivière qui fait la frontière. Une rivière qui s’appelle Yorkin. La rivière entre le Panama et le Costa Rica. À peu près une heure et demi en pirogue et on arrive chez Don Guillermo qui est en fait le propriétaire de cette parcelle de cacao. Une fois qu’on est sur place, il nous montre comment eux, ils font le cacao à leur façon, et il faut savoir que le cacao est très lié à cette culture indigène.

Après, si on ne veut pas ce côté aventurier il y a d’autres plantations qui sont plus accessibles. Au niveau de la route, sur des pistes et on arrive sur d’autres plantations beaucoup plus proches. Mais cela nous permet, en tout cas sur la côte caraïbes sud, d’avoir ces deux points importants au niveau du cacao déjà mais après il y a toute cette beauté naturelle. Cette partie-là est très préservée. Il faut savoir que les différents territoires indigènes sont respectueux. C’est pour ça que la plantation de cacao rentre en fait très bien dans leur façon de produire.

La plantation de cacao est assez responsable avec l’environnement et eux, de leur côté ils protègent pas mal de choses. Ce qui fait que les plantations sont mixtes, très mélangées avec cette flore et faune locale. Mais moi je pense que ce côté de Yorkin, pour certains d’entre vous qui sont aventuriers, c’est un point assez important.

Sébastien – Oui, mais vous pouvez aussi visiter, comme le disait Gustavo, des plantations sans faire un peu plus d’aventure.

Gustavo – Bien sûr. Après, ça, c’est ce qu’on appelle les plantations qui ont beaucoup d’histoire parce que ce sont des gens qui faisaient ça déjà au début. Mais après il y a d’autres plantations très structurées et notamment il y a la visite de cette association qui s’appelle APPTA. En espagnol en fait c’est la Asociación de Pequeños Productores de Talamanca qui veut dire Association des Petits Producteurs de la région de Talamanca, où ils font tous les processus du cacao, notamment la fermentation, le séchage et après l’exportation. Pour revenir au sujet des deux endroits où l’on trouve des plantations de cacao notamment en fait sur le nord du pays quand on va dans la région de Upala, on trouve effectivement une belle finca, comme on l’appelle en espagnol, une exploitation de cacao dans la région du nord et qui porte le nom de La Amistad qui veut dire l’amitié. Dans cette finca d’à peu près une cinquantaine d’hectares, ils produisent beaucoup de cacao. Eux-mêmes font le processus de la fermentation, le séchage, pour ensuite l’exporter vers la Suisse, et d’autres pays d’Europe.





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