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Choco-Story
l'histoire du chocolat en mots, en images et en saveurs
La maison " de Crone " retrace sur trois étages la riche histoire
du chocolat, illustre les différentes méthodes de fabrication
d'hier et d'aujourd'hui ainsi que les ingrédients utilisés.
1er étage : le chocolat, un cadeau des dieux chez les Mayas et les
Aztèques
l'introduction du chocolat en Europe
le premier étage abrite 2 salles :
La
chambre des Maya explique l'origine du chocolat, la boisson du cacao et
les rites mystiques des Mayas et des Aztèques, illustrés par de
superbes objets authentiques.
Les Mayas (250 Av. JC - 900 Apr. JC), à l'origine d'une civilisation
basée sur des connaissances très poussées en architecture,
en astronomie et en mathématiques, ont découvert la fève
de cacao et jettent les bases de la culture du cacaoyer. Les Toltèques
et les Aztèques par la suite (1150~1500 Apr. JC), reprennent la culture
du cacaoyer des Mayas et vénèrent le cacao et le cacaoyer, l'
"Arbre du Paradis ".
Le cacao est alors une boisson amère basée sur du cacao, de l'eau
et des épices.
Dans ces cultures, le cacao est considéré comme le " divin
nectar ", la nourriture des dieux pour les dieux. Le dieu Quetzalcoatl
(un serpent à plumes) joue selon la tradition un rôle important
dans l'histoire du cacao : il serait le grand maître du cacao qui aurait
appris à l'homme comment cultiver et préparer le " Tchocoatl
". Des sacrifices humains étaient perpétrés pour s'attirer
les faveurs des dieux.
Dans la chambre Mayas, le visiteur pourra admirer une statue du dieu Quetzalcoatl
ainsi que des poteries et des couteaux illustrant la tradition de sacrifices.

La grande salle du premier étage présente plus en détail
l'usage du cacao par des Mayas et des Aztèques. Saviez vous que le cacao
servait non seulement à préparer le divin nectar mais aussi de
monnaie d'échange ? le cacao avait une grande valeur : à l'époque,
un lapin coûtait 10 fèves de cacao et un esclave, 100 fèves.
Le visiteur est ensuite témoin de la rencontre importante, en 1519,
entre l'empereur aztèque Moctezuma et Hernando Cortes, qui débouchera
notamment sur l'introduction du cacao en Europe. Christophe Colomb a été
le premier européen à goûter le fameux " Tchocoatl
" en 1502 mais la jugeant peu ragoûtante, il n'y avait pas prêté
grande attention.
Au départ, les Espagnols ne sont pas fous de cette boisson venue du Nouveau
Monde. Ils finissent par y prendre goût après y avoir ajouté
du sucre.
A partir de 1527, Cortes importe les précieuses fèves de cacao
en Espagne mais il faut attendre 1585 avant que la culture de cacaoyer ne prenne
véritablement son essor. Le Chocolate devient très vite la boisson
préférée de la cour d'Espagne, d'où elle essaime
lentement mais sûrement dans les autres pays d'Europe dès le
17ème siècle, en France, en Italie, en Allemagne et au Royaume-Uni
notamment. En 1615, la boisson chocolatée est servie aux audiences officielles
de la cour de France. N'oubliez pas d'admirer le service à chocolat de
Marie-Antoinette ! Vers le milieu du 17ème siècle apparaissent
des salons de thé et de chocolat, à l'instar des auberges où
on sert du vin et de la bière.
La superbe collection de tasses à chocolat du musée (les Mancerina
et la Trembleuses), ainsi que les différents pots à chocolat en
cuivre, en argent et matériaux divers, témoignent de l'engouement
grandissant pour la boisson du même nom en Europe. Elle reste jusqu'à
la fin du 18ème siècle une véritable délicatesse
réservée à la noblesse, à la bourgeoisie et au clergé.
De l'époque des Mayas au 16e ~17e siècle, le cacao se consomme
uniquement à l'état liquide. Il faut attendre la fin du 17e pour
voir apparaître sous un forme plus ou moins solide, des pastilles à
dissoudre dans le lait chaud pour obtenir une boisson chocolatée. Le
chocolat est également proposé en pharmacie et dans les magasins
d'épices, dans le premier cas pour adoucie le goût amer, voir franchement
mauvais de certains médicaments, dans le second cas pour relever le goût
des mets. Le chocolat sera apprécié pour lui-même qu'au
18e siècle.
2ème étage : les ingrédients du chocolat
l'industrialisation de la production de chocolat
Dès l'entrée dans la salle, on découvre les différents
ingrédients du chocolat et ses méthodes de fabrication.
Commençons par le début : la fève de cacao. Le cacaoyer
poussait à l'état sauvage dans la forêt tropicale de l'Amazonie
mais se cultive actuellement un peu partout sous les tropiques. L'arbre apprécie
la chaleur (25-28°C), l'humidité de l'air et du sol. Il existe trois
variétés de cacaoyers : le Criollo, le Forastera et un croisement
des deux, le Trinitario et l'Amelonado par exemple. La récolte se fait
deux fois par an, en octobre février et en mai juillet. Les fèves
récoltées sont mises à sécher et à fermenter
avant d'être entreposées.
Le Musée du Chocolat permet également de voir des cabosses, le
fruit du cacaoyer pouvant contenir 20 à 50 fèves de cacao.
Outre les fèves de cacao, vous découvrirez les autres ingrédients
du chocolat et le traitement que doivent subir les fèves pour se transformer
en chocolat.
Jusqu'au 18e siècle, le chocolat se fabrique de façon artisanale.
Le procédé de fabrication est considérablement amélioré
à la révolution industrielle et le chocolat connaît son
heure de gloire au 19è siècle. En 1879,
H. Nestlé invente la poudre de lait et R. Lindt met au point le "
conchage ".
De grandes usines voient le jour un peu partout en Europe et en Belgique. L'industrie
du chocolat prend une place importante dans l'activité économique.
Le raffinement des méthodes de production, la sélection des meilleures
fèves de cacao, l'amélioration des cultures
permettent de
fabriquer un produit d'une grande finesse, tel que nous le connaissons actuellement.
Au 19e siècle, le chocolat se diversifie : chocolat sous forme liquide
et solide, chocolat au lait, bâtons, tablettes figurines creuses, pralines,
Désormais, le chocolat est une gâterie à la portée
de tous !
Avez vous vu ces superbes bonbonnières ? un exemplaire en bakélite
est exposé au musée. Un peu plu loin, vous découvrirez
l'arôme des ingrédients du chocolat, tel que la lavande, la menthe,
la fleur d'oranger, la vanille, la cannelle
Vous serez incollable sur
le sujet !
Le
musée vous propose ensuite une promenade dans le 20e siècle. Au
menu : initiation à la fabrication du chocolat au début du siècle,
exemples à l'appui (bassine pour fondre le chocolat et mixer). Entrez
dans le monde fabuleux d'une chocolaterie des années 50 où trônent
une authentique table de travail, un poêle et un réfrigérateur
en bois. L'évolution des moules en bakélite et en métal,
aux moules en plastique est tout simplement étonnante.
Comparez les aux ustensiles utilisés par le chocolatier moderne (à
partir de 1980).
3ème étage : le chocolat et la santé
l'histoire du chocolat belge et de Belcolade
le 3e étage est consacré à l'aspect " santé
". Le chocolat est un aliment sains qui a la réputation de posséder
de nombreuses propriétés bénéfiques auxquelles on
s'intéresse de plus en plus.
En effet, le chocolat contient non seulement des protéines et des sels
minéraux - calcium, potassium, phosphore, fer et magnésium - essentiels
pour la formation et le renouvellement des cellules, mais est aussi riche en
fibres et en vitamines, B1, B2, PP et E essentiellement. Les lipides et les
glucides sont sources d'énergie. Enfin, le chocolat contient aussi de
la théobromine, un stimulant du système nerveux qui aurait aussi
un effet positif sur le système cardiovasculaire et le traitement de
la neurasthénie.
Le troisième étage met aussi le chocolat belge en vedette. Qu'a-t-il
de si différent des autres ?
Quel est le secret de son succès ?
La popularité du chocolat belge s'explique notamment par le savoir faire
de nos chocolatiers, le processus de production traditionnel et la sélection
surveillée des ingrédients. Découvrez les plus grands fabricants
de Belgique et laissez vous séduire par leurs emballages d'hier et d'aujourd'hui.
L'histoire du chocolat belge serait incomplète si elle ne mentionnait
pas la famille royale. Vous pourrez admirer au Musée du Chocolat les
plus belles boîtes de chocolat et de biscuits originales à l'effigie
de la famille royale belge.
Centre de dégustation
Avant de quitter le musée, n'oubliez pas de passer par le centre de dégustation.
On vous y explique de façon claire et précise comment fabriquer
le meilleur chocolat, ce qu'il faut faire - et surtout éviter- pour obtenir
un chocolat à la fois brillant et croquant. Vous pourrez déguster
sur place les produits à base de chocolat préparés. Vous
verrez à quoi ressemble la pâte de cacao avant d'être travaillée
et transformée en chocolat.
Boutique
Si vous voulez en savoir encore plus sur l'histoire et les secrets du chocolat,
passez donc par la boutique du musée qui vous propose de nombreux ouvrages
sur le sujet. Vous y trouverez également de nombreux souvenirs originaux
de votre visite à Choco-Story | The Chocolate Museum.

Choco-Story | The Chocolate Museum
La maison "de Crone"
L'histoire du chocolat en mots, en images et en saveurs
The Cacao Development Fund
Collaboration intense avec Belcolade
Interaction avec Ter Groene Poorte
En pratique

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