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Naissance du Chocolate Museum de Londres



Sébastien – Et comment tu en es venue à ouvrir un musée, à Londres ?

Isabelle – Et bien cinq ans plus tard.

Sébastien – Oui.

Isabelle – Oui. 2008. 2008 donc depuis Mélange, ça a été de fabriquer une ligne de produits ; je me concentre principalement sur des barres chocolatées

Sébastien – Oui.

Isabelle – avec beaucoup de saveurs différentes. Et puis au bout de trois quatre ans, j’ai pensé qu’il faudrait que je développe quelque chose parce que financièrement il fallait qu’il se passe quelque chose, même si ma passion c’est le chocolat, il fallait que j’essaye d’en faire quelque chose aussi puisque ce n’était pas facile et puis donc pareil en cherchant une nouvelle aventure, et en gardant surtout le succès du chocolat, j’ai eu cette idée du musée. Je me suis dit et bien voilà un musée c’est quand même le plus beau des produits finalement donc c’est comme ça que ça a commencé et puis il a fallu trouver un espace qui corresponde à ça. Il a fallu trouver des objets.

Sébastien – Oui.

Isabelle – Bon cette idée, elle a dû arriver au bout de trois ans, dans les années 2010-11 à peu près, 2011, et j’ai bien mis encore derrière un autre an et demi pour trouver assez d’objets.

Sébastien – Pour trouver. Oui parce que c’est vrai que les objets ce n’est pas toujours facile à trouver.

Isabelle – Non, non, non.

Sébastien – des objets anciens, etc.

Isabelle – Surtout en Angleterre.

Sébastien – Surtout en Angleterre, c’est ce que j’allais dire !

Isabelle – Surtout en Angleterre. Donc quelques objets qui viennent quand même d’une famille qui a commencé à faire du chocolat depuis les années 1870, donc vraiment au tout début du chocolat.

Sébastien – Oui.

Isabelle – On a commencé à faire du chocolat vraiment, qu’on consomme aujourd’hui vers les années 1840 et quelques, donc vraiment au tout début du chocolat, une famille de Bristol qui m’a légué donc tout son équipement, donc ça a été un ajout considérable à la collection. Beaucoup de moules anciens, en métal.

Sébastien – Oui.

Isabelle – Beaucoup de tasses, des pictures

Sébastien – Des images, et tout ça.

Isabelle – Voilà.

Sébastien – C’est normal, elle parle un peu anglais.

Isabelle – Voilà. Pas qu’un peu.

Sébastien – Il n’y a pas de souci. Mais c’est normal on est en Angleterre donc elle a ses réflexes, il n’y a aucun problème.

Isabelle – Il y a des mots que j’oublie, je suis désolée.

Sébastien – Non, non mais

Isabelle - Des équivalences

Sébastien – Ceux qui ont des notions ils comprendront un peu.

Isabelle – C’est vrai oui. Pardon. Donc voilà. Donc ça a été une aventure, ça a été une extension en fait de ma profession et puis un moyen surtout de diversifier parce que, ouvrir une autre boutique dans un autre emplacement avec le souci d’accroître ma production, avec tout ce que ça veut dire ; accroître une production ça veut dire avoir des gens qui vont faire ma production à ma place, et donc avec sûrement peut-être une perte de qualité, une perte de contrôle, donc ce n’est pas ce que j’ai voulu faire, je n’ai pas voulu accroître ma production, j’ai voulu diversifier. Et finalement, voilà, faire que Mélange puisse faire autre chose sans avoir ce souci de perte de qualité, donc ça a été essentiel. Et puis surtout le musée, ce qui est important ici, c’est que même si j’ai une partie des produits évidemment qui sont Mélange.

Sébastien – Oui.

Isabelle – Je vends aussi beaucoup d’autres produits, d’autres artisans, pour justement représenter l’industrie du chocolat.

Sébastien – D’accord.

Isabelle – Donc des artisans anglais que tu as vus comme Willie’s Cacao et Duffy’s.

Sébastien – Duffy’s oui.

Isabelle – Les deux principaux je dirais, et puis après d’autres produits qui viennent d’autres pays comme l’Équateur, Pacari, comme Frys Nicaragua, on a

Sébastien – Marou, j’ai vu.

Isabelle – Marou, Vietnam. Qui d’autre ? Bon, Duffy’s on a vu.

Sébastien – Et bien d’autres et de toute façon ça s’agrandira. C’est ce que tu m’as dit tout à l’heure.

Isabelle – En espérant.

Sébastien – Voilà.

Isabelle – Donc l’idée c’est ça. C’est quand même de replanter l’industrie mais de replanter la qualité a priori

Sébastien – Oui.

Isabelle – mais aussi donc de produits venant de différentes parties du monde. Voilà c’était ça l’essentiel.

Sébastien – D’accord. Et toi aujourd’hui, sur le musée, qu’est-ce que tu as envie de faire découvrir aux anglais – parce que c’est plus destiné aux anglais ou aux touristes ?

Isabelle – Oui, oui, oui. Ça me focus vraiment sur l’histoire anglaise parce que l’anglais, finalement, ce qui est intéressant, c’est quand même eux en 1840 et quelques qui ont inventé le premier chocolat solide comme on le consommerait aujourd’hui. Pas la même qualité mais le concept du chocolat solide, la barre c’était quand même Frys qui l’a créée. Frys s’étant fait racheté par Cadbury à l’époque qui aujourd’hui a constitué la majeure partie du chocolat en moule depuis les cinquante dernières années. Frys est devenu industriel très tôt, donc il a envahi le marché très tôt aussi. Il a fait beaucoup de choses très positives Frys, ce n’est pas une critique sur ce qu’ils ont fait, c’est juste un fait de qualité mais en fait en tant que Cadbury qui ont fait ce qu’ils ont fait en tant que chocolatier qui a permis à tout le monde de manger du chocolat finalement pas très cher. Ils ont envahi le marché. Donc, le craftman, l’artisan il a disparu et depuis Cadbury et bien il n’y avait plus d’artisan. Ça n’existait plus le métier du chocolat, il n’a pas existé ici.

Sébastien – Oui.

Isabelle – Il a disparu après Frys, ça a été tout de suite des grands messieurs comme ça, comme des familles comme Cadbury.

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